Sò venuti à cagà in paradisu…

Tout récemment, l’île Lavezzu, appartenant à la réserve naturelle des Lavezzi, a défrayé la chronique du fait de la dégradation de cet endroit exceptionnel par la multiplication des déjections humaines. En dehors des aspects techniques qui sous tendent la résolution de ce problème, il sagit là des conséquences immédiates dune hyper fréquentation non maîtrisée: quelques 250 000 personnes par an, dont environ 45 000, parfois sur la seule première quinzaine du mois daoût. Les capacités daccueil du site sont largement dépassées. Non seulement ce lieu paradisiaque est transformé en WC public, mais le milieu naturel a tendance à se dégrader dannée en année, et a de plus en plus de mal à se régénérer avec le temps.

Le développement durable de cette destination, et la préservation dune richesse économique autant qu’écologique commandent, ici comme dans dautres endroits de Corse, de limiter par des quotas les flux touristiques. Sans des mesures fortes de ce type, le déclin de notre patrimoine naturel signera larrêt de mort dun essor économique conforme aux intérêts de notre peuple, où le tourisme a toute sa place, à condition d’être un levier de développement et non une nuisance supplémentaire, qui finit par coûter plus quelle ne rapporte collectivement.

Éric Simoni

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