TRIBUNA LIBERA : Ils sont venus les poings fermés

Ils sont venus les poings fermés et les coeurs bardés de lignes rouges. Ils ne sont point venus en invités ni en amis ni parce que nous avions besoin d’eux. Non ils sont venus les mallettes déjà remplies d’arrogance et de mépris et de refus.
Ils ne sont venus ni en frères ni même en citoyens. Ils sont venus comme ils en ont l’habitude,  faire face à ces peuplades colonisés et pourtant éternellement mécontentes de leur statut.
Et ils avaient des jalons déjà posés , ces fameuses lignes rouges comme autant de barrières, de barricades, de lignes et grillages electrifiés. Non ils ne s’etaient pas déplacé pour rien ou par hasard.
Il y avait l’hommage à rendre, un prétexte. Le meilleur d’ailleurs selon la directrice de la com’ présidentielle.
Le Président avant tout et au dessus de tout.
Alors il avait son repère, dans le temps et dans l’espace. 20 ans après. Ça n’est pas rien quand même, ça vous pose en ami ou en ennemi mais ça vous pose. Leur apprendre, à ces gens là, que même cela leur serait interdit, même la simple participation à ce qui n’aurait pu qu’être qu’un traditionnel hommage.
Le plan était clair, pour s’élever, prendre nationalement de la hauteur, il fallait déjà les rabaisser.
Il fallait être le Choiseul de ce siècle.
Et tout théâtraliser selon les bonnes vieilles méthodes coloniales.
Alors leur drapeau car ils auraient un drapeau. Il fallait le cacher, l’enlever des frontons de César. Pas un seul, uniquement la bannière tricolore et partout avec ostentation. En surabondance, nous rappelant des images de triste mémoire d’estrades où d’autres disposaient les étendards du 3ème reich..
Pourtant d’autres sont venus en Corse que ce petit homme….
En 1943, à l’heure où le premier peuple d’Europe, le peuple corse se libérait, Charles de Gaulle était venu défiler entouré de ce drapeau et de la bannière tricolore.
Et tous les autres, Mitterand, Giscard, Chirac, Hollande et même Sarkozy ont toujours accepté de rendre hommage à ce drapeau à tête de maure. Parce qu’ ils savaient encore une fois la résonance de ce premier drapeau d’Europe à avoir brassé le vent de la liberté.
Mais l’autre symbolique avec la période nazie et sa triste histoire ne s’arrêtait pas là. Il n’y a pas de velodrome à Bastia? Alors ce fût le honteux épisode de la fouille des élus du peuple sous le boulodrome.
L’ultime pas était franchi, humilier ceux que l’on croit avoir vaincus
Bien sûr il aurait fallu refuser de se prêter à cette mauvaise pièce d’un théâtre ambulant destiné à la promotion d’un homme au détriment d’un peuple.
Mais les peuples ne sont pas dupes. Ni le peuple corse ni même le peuple français.

Santu u Ghjustu

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