Médias contrôlés et Démocratie ingérante : Quand la vérité devient un acte révolutionnaire.

« Ma réflexion ne cessera jamais de scier les barreaux idéologiques aux travers desquels les médias ont voulu me retenir prisonnier. »
Souleymane Boel

L’évolution des rapports entre Médias et Démocratie :

Le mot Média permet de désigner l’ensemble des moyens directs ou techniques de diffusion permettant la communication. Provenant du mot latin Medium qui signifie intermédiaire, le terme Média désigne aussi bien une affiche qu’un journal ou une télévision.

Si République ne rime pas toujours avec Démocratie, et, inversement, la première République de l’Histoire fut fondée à Rome devenant ainsi, avec la Cité d’Athènes, l’une des premières civilisations à adopter un système démocratique. Dans cette Démocratie, aussi imparfaite qu’elle fut, certes, les Médias jouaient déjà un rôle dans la vie politique.

Dans l’ouvrage de Tom Standage « The Writing on the Wall », l’auteur explique que des inscriptions à caractère politique ont été retrouvées sur les murs de la cité de Pompéi, y compris à l’intérieur des maisons. Ainsi, sur un mur de la Casa d’Orfeo, Demeure de Vesonius Primus, apparaît toujours l’inscription « Gn Helvium aed. d.r.p. (Acronyme pour Aedilem dignum re publica) Vesonius Primus rogat. » qui se traduit par « Vesonius Primus appelle à l’élection de Gnaeus Helvius comme aedile, un homme digne de la fonction publique. ».

Le livre ne précise pas si l’auteur de cette inscription a eu gain de cause, mais, une chose est sûre, son message politique a survécu à la colère du Vésuve. Ideas omnia vincit…

Les graffitis n’étaient pas le seul Média de la Rome Antique. En effet, les tablettes de cire étaient également très répandues, et l’on pouvait ainsi mesurer la popularité de leurs auteurs au nombre de copies qui en étaient faites.

De nombreux siècles plus tard, l’invention de Johannes Gutenberg permet la naissance des premiers journaux d’actualité diffusés à grande échelle. Le premier journal imprimé connu est un hebdomadaire de quatre pages dénommé « Relation aller Fürnemmen und gedenckwürdigen » créé à Strasbourg en 1605. La presse papier va alors se développer de manière exponentielle en Europe. Journaux d’information, de propagande, Caricatures, Tribunes politiques, Affaire Dreyfus, les siècles qui suivront l’invention de l’imprimerie verront le Journal s’imposer comme véritable institution, et les médias se transformer en contrepouvoir nécessaire au bon fonctionnement de la vie démocratique.

Cette véritable révolution transformera profondément les Médias, leur utilisation et leur rôle dans notre société. Tels la terre en rotation autour du soleil, ou les Empires, les journaux ont connu une apogée aux XIXème et XXème siècle et comme toute chose dans notre univers, cet âge d’or sera suivi d’un périgée, qui au regard des ventes de la presse papier semble assez proche. Même si ce déclin ne signifiera pas pour autant une annihilation totale, il apour cause et conséquence le développement exponentiel d’autres supports et formats de diffusion de l’information.

Les Médias ne cessent d’évoluer et leurs supports changent sans cesse : journaux, télévisions, radios, internet… ainsi que leur rôle.

De moyens d’information, les Médias sont devenus des contrôleurs de la Démocratie, et dans certains cas des formateurs de l’opinion publique.

Dans des nombreux régimes totalitaires, les Médias jouent le rôle de diffuseurs de la « bonne pensée », mais, paradoxalement ce sont souvent des Médias qui provoquent la chute de ces régimes. Preuve en est l’utilisation d’internet dans les révolutions modernes, permettant d’informer le monde sur les exactions de certains dictateurs, et de ré-informer le peuple sur ses droits, souvent aveuglé par la propagande ambiante. Les Américains ont brisé le bloc de l’Est avec des Jeans, les Koréens défient la Dynastie Kim grâce aux téléphones portables. Si les mass-médias sont prompts à exporter la Démocratie comme les colons Européens exportèrent leur Civilisation dans le monde entier, ils demeurent des paradoxes, des dictatures tolérables…

La Chine, pays fréquentable puisque première puissance démographique mondiale et payeur de la dette de nombreuses démocraties occidentales, continue à exercer une censure totale des Médias et une répression acharnée face à la moindre opposition au parti unique, et cela dans un silence assourdissant. Ce silence serait-il dû au fait que nos Médias sont la propriété de grands groupes financiers ayant des intérêts économiques colossaux dans ce Pays ? Cela serait-il dû au fait que les États, par le biais de leurs représentants démocratiquement élus, seraient liés au terrain de jeu de XI Jinping et à de nombreux « Grands Patrons » grâce à un Lobbyisme intense ? C’est impensable ! En effet, nous vivons dans des Démocraties, donc l’intérêt général du peuple surpasse les intérêts financiers de quelques-uns… La Chine est citée comme exemple tout comme peut l’être le Qatar d’ailleurs…

Suite à l’Indépendance des Treize Colonies naquit la plus grande Démocratie moderne, dotée d’une Constitution dont le premier amendement garanti la liberté totale d’expression. Quel désarroi pour les Pères Fondateurs de cette grande Nation s’ils voyaient aujourd’hui cet amendement bafoué chaque jour par des groupes multimilliardaires contrôlant la presse. George Washington du haut de son apothéose au Capitole se réjouit-il de voir chaque jour des centaines de lobbyistes envahir cette Démocratie pour laquelle il a tant donné ?

Si aujourd’hui la presse et les journalistes sont montrés du doigt comme des propagandistes à la solde de l’État, il convient de se souvenir du proverbe Chinois (décidément ceux-là…) du sage montrant la lune.

Celui qui contrôle les Médias contrôle l’opinion publique. Dans une société où le peuple ne réfléchit plus par lui-même, la Démocratie ne peut s’exercer. Lorsqu’un État contrôle le quatrième pouvoir, on parle de dictature ou de régime totalitaire. Mais que dire de nos Démocraties modernes où les Médias sont détenus par des grands groupes financiers ? Que dire lorsque le peuple est abreuvé d’information autant que de publicité du matin au soir, comme des drogués à l’actualité et à la lessive en promotion ? Que dire lorsqu’au nom des intérêts des grands groupes privés qui les détiennent les journalistes peuvent taire des informations ou oublier le sens même du mot objectivité ? Suis-je Libre quand mon mode de vie et ma pensée sont formatés par de puissants lobbies à la solde de multinationales sans visage ? La réalité est que le doux nom de République Démocratique évoque de moins en moins la Liberté, les Droits de l’Homme et de plus en plus l’Argent et le Contrôle. Le tryptique Exécutif/Législatif/Judiciaire des Démocraties modernes a été remplacé par Argent/Lobbying/Médias.

L’évolution négative des rapports entre Médias et Démocratie n’est que le résultat de la montée en puissance du pouvoir des plus riches. D’une Démocratie Athénienne régie par les plus grands penseurs de l’Humanité, nous en sommes réduits à des Démocraties régies par le Dieu Dollar, et ses prophètes Or, Pétrole et Uranium.

Le véritable débat n’est pas celui des Médias et de la Démocratie mais celui des valeurs qui demain régiront notre civilisation. L’évolution des Rapports entre La Finance et l’État.

« À une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. » George Orwell

Un article de : Nuit Bleue.

 

« Médias et Démocratie » des rapports de plus en plus lointains… :

L’évolution de la sphère médiatique dite « mainstream », reliée au pouvoir politique par ses financements et ses dirigeants, se caractérise par une concentration de plus en plus visible entre les mains de quelques oligarques (Drahi, NIel, Bergé etc …). Le « quatrième pouvoir » est donc intimement relié aux trois premiers.

L’affaire « Di l’altu pianu » que nous avons vécue récemment n’est qu’un exemple significatif de cette collusion des 4 pouvoirs.

La Presse Quotidienne Régionale n’échappe pas à ce schéma ainsi que l’on peut le constater actuellement au vu du changement de ton envers la majorité territoriale, qui a suivi la visite de Macron.

Les Médias sont plus nombreux mais moins libres qu’il y a quelques années contrairement aux apparences. La « démocratie » entendue comme diversité d’opinion est le fait des Médias « alternatifs », non reliés au pouvoir, qu’un démocrate se doit de soutenir. Pour cette raison, les Médias alternatifs sont menacés par les Médias mainstream et le pouvoir (loi sur « fake news » censure internet etc…)

Le militant et les médias :

Pour un militant révolutionnaire, les Médias mainstream doivent toujours être considérés comme des entités hostiles, car reliés au pouvoir politique que l’on combat. La méfiance est donc toujours de mise et la connivence est exclue, quand bien même les journalistes seraient « nustrali » voire « des nôtres »

Nos rapports avec eux doivent être marqués d’un certain droit de réserve.

L’objectif est de ne pas dépendre des Médias mainstream mais, au contraire, de pouvoir les contourner, de développer nos propres Médias, nos propres « forces de frappes », coordonnées et disciplinées sur les réseaux sociaux.

Un article de Laetitia Leca

1 Commentaire

  1. Ce sont les juifs et les francs maçons qui ménent le monde et les journalistes sont à la solde de ces gens là.ce sont pour la plupart des socialos communistes.les guerres ont été provoquées par ces gens là dans la plupart du temps pour des profits colossaux(vente d armes.alimentations.) Souvent ils fuient le pays oû il y a la guerre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*