Gueule de bois de lendemain de victoire : Le nouveau déni gouvernemental de démocratie

Certains titreraient : « Chronique d’une mort annoncée ». Les déclarations de Benjamin Grivaux, porte parole du gouvernement, étaient hier vivement commentées sur les réseaux sociaux… et pour cause.

Démontage et démembrement… point par point.

« Ce n’était pas un scrutin sur l’autonomie », pourtant Gilles Simeoni martelait avant le scrutin : « Je veux une autonomie de plein droit et de plein exercice pour la Corse », et sa liste a remporté 56,5% des suffrages.

« Sur l’amnistie des prisonniers politiques, à l’évidence il faut que les lois de la République soient respectées. Quand il y a eu des crimes, des crimes ont été jugés, les personnes ont été condamnées, la peine doit être réalisée. », entre les deux tours , Jean-Guy Talamoni déclarait pourtant sur les médias français : « Les Corses veulent tourner la page de 40 ans de conflit. Bien entendu, l’amnistie s’impose pour ce faire » « L’amnistie concerne évidemment tous les prisonniers et les recherchés », et sa liste a obtenu 56,5% des suffrages.

Pire encore bien que plus sournois, « La Corse est devenue une collectivité territoriale unique, ce qui en fait déjà un particularisme »  la fin de cette phrase sonne comme une porte claquée, comme un « Maintenant on vous a donné ça en sachant que les natios pourraient gagner… ne poussez pas mémé dans les orties… vous n’aurez rien de plus. »

Et c’est bien là que les discussions s’annoncent difficiles, le gouvernement jacobin semble une fois de plus ne pas entendre les revendications du peuple Corse.

Pourtant, s’il est vrai que l’Assemblée Unique est une avancée majeure, il faudra dès le début du mois de janvier que les revendications portées par Pè a Corsica et validées par le suffrage universel soient entendues jusqu’à Paris. L’Amnistie des prisonniers politique, Le statut de résident, La coofficialité de la langue corse, et bien sur, l’autonomie de plein droit et de plein exercice à 3 ans.

C’est le programme validé par ces élections, le déni de démocratie n’a que trop duré.

La balle est dans le camp de Jacqueline Gourault, surnommée Madame Corse, espérons bientôt l’appeler Madame Démocratie et Autonomie.

Stefanu Barbagelata.

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