La Corse refuse la haine et le virage socio-libéral à la française

C’est par l’abstention massive que le peuple corse a voulu dire non à la fois à la politique de la haine, de l’exclusion et de la peur de Marine Le Pen et à la politique socio-libérale d’Emmanuel Macron.

Personne ne l’avait prévu au cours des XIXème et XXème siècles, et pourtant, le succès économique des régimes autoritaires n’est plus contestable.

La Chine d’abord, où l’éducation, l’urbanisme et les classes moyennes se développent dans le maintien de la dictature, faisant mentir tous ceux qui avaient foi dans les fondements sociaux de la démocratie libérale.

Les pétromonarchies du Golfe Persique ensuite, avec la Russie de Poutine, où les rentes pétrolières, minières ou gazières offrent aux populations la possibilité d’accéder aux produits de consommation du marché mondial et offrent dans un même temps aux régimes un appareil répressif si puissant qu’il permettrait de tuer dans l’œuf toutes protestations.

Loin de mon propos l’idée de préférer la dictature à la démocratie, mais il faut selon moi s’inquiéter que l’élection d’un socio-libéral patenté à la tête de la République Française ne sonne le glas de la démocratie telle que les lumières auxquelles il faisait tant référence dans son discours hier soir étaient tant attachées.

La dualisation qu’il promet du marché du travail et de la financiarisation de l’économie entraînera en effet une augmentation des inégalités de revenus et de patrimoines. Le poids des classes moyennes risque de diminuer et il ne pourra habiller Paul sans déshabiller Jacques, et gageons que Jacques… fera la gueule !

Le risque peu dissimulé de voir les lobbies économiques et les multinationales s’acheter auprès du Président Macron des règlementations qui les favorisent, et de voir, dans le peuple du pays ami, grandir les sentiments de la trahison et de l’inutilité du vote, sentiments qui l’ont déjà conduit sur les chemins de l’extrémisme.

Et ce n’est pas l’Union Européenne et son néolibéralisme affiché qui viendra à la rescousse du peuple de France.

Tout cela pose encore le problème de la colonisation de la Corse par une France que les corses sont de plus en plus nombreux à rejeter.
Tout cela pose encore le problème du droit à l’autodétermination de notre peuple.

Alors, si nous voulons construire une Corse juste, unie, ouverte au monde, où tous les Hommes pourront vivre dignement, où la politique ne sera pas que magouille et affairisme, où le vivre ensemble ne sera pas une règle mais une évidence, une seule solution s’offre à nous…

A FRANCIA FORA…per u sempre.

Stefanu Barbagelata

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