CORSICA LIBERA AIACCIU Cunferenza stampa : INNÒ À A DROGA !

Tinia sta mane, Corsica Libera una cunferenza stampa contru à a droga davanti à u retturatu di Corsica in Aiacciu.

Eccu u cumunicatu di a nostra sezzione aiaccina :

INNÒ À A DROGA

La drogue, quasiment absente dans l’île au début des années 80, y est aujourd’hui omniprésente. Fléau désormais reconnu par tous, sa gravité n’échappe plus à personne. Ne s’en émouvant guère jusqu’alors, les autorités françaises sont contraintes aujourd’hui de l’admettre. Pourtant dans l’île le taux de policiers par habitant est le plus élevé de France. Mais ce quadrillage a été longtemps dirigé uniquement contre les nationalistes depuis 40 ans. 

La situation aujourd’hui

Les dernières saisies opérées démontrent un changement d’échelle en cours ces dernières années en vue de structurer et pérenniser un marché de la drogue dans l’île. La liste des faits divers s’y rattachant s’égrène chaque jour dans les médias, marque d’une violence insidieuse, mortifère, qui frappe notre société entrainant de nombreuses problématiques

– morale, affective et financière conduisant à l’éclatement et à la désagrégation de l’espace familial,

– structurelle, avec l’émergence de nouvelles franges de voyous engrangeant des bénéfices importants,

– sociale, car le flux et la quantité de liquidités issus du trafic provoquent de dangereuses concurrences entre traficants, mais aussi des réactions envers toute représentation sociale ou institution s’opposant à ce système et à ses dérives au sein de notre société,

– économique, car la masse de liquidités issue du trafic demande à se réinvestir rapidement et pervertit un circuit écomnomique déjà fragile,

– sociétale enfin, qui heurte une société corse en lutte pour sa survie qui doit faire face à un processus de désagrégation morale, sociale, économique, culturelle, dramatiquement aggravé par l’impact économique de la revente de drogue s’effectuant  quasiment « à marché ouvert » en plein jour, y compris devant les écoles et collèges, jusque  dans les rues des villes et villages, ruinant les familles et représentant une menace mortelle pour le Peuple Corse.

Dans l’île, on assiste ainsi à la montée en puissance de petits voyous contrôlant ce trafic lucratif au bénéfice de bandes qui en réinjectent les énormes profits dans l’économie. Ce trafic de stupéfiants, devenu un des piliers de l’implantation des réseaux criminels, s’étend désormais sur toute l’île. Les bénéfices générés permettent l’acquisition de biens, alimentant ainsi la spéculation immobilière. De plus en plus de jeunes dealers ou toxicomanes sont incriminés dans des affaires criminelles. Notre société est doublement touchée, subissant les ravages de la consommation de drogue et le contrôle d’une partie de son économie- et de ses emplois- par des groupes criminels se livrant une guerre sans merci, mettant y compris en danger les simples citoyens.

La drogue: un impact social et économique désastreux

Les problèmes liés à la drogue sont les symptômes d’une société ayant perdu ses repères et ne disposant pas des moyens politiques pour y faire face. La jeunesse, qui est l’avenir de notre peuple en est la première victime. Mettant sa santé physique et mentale en danger, elle est « tenue », et nombre de familles désemparées, se retrouvent « piégées ». Certains consommateurs-dealers deviennent, contraints et forcés de par leur fragilité, des informateurs. La responsabilité des autorités chargées du respect de l’état de droit, (principe régalien de l’Etat) est lourde. L’État, soutenu par une partie de la classe politique traditionnelle, a longtemps privilégié la répression politique, indifférent à la transformation mafieuse de notre société. Il est temps d’avoir le courage politique de prendre le  mal à la racine. La violence générée par la drogue et son trafic, au même titre que la spéculation immobilière, touche l’île dans son avenir même.

Nos responsabilités de nationalistes

Le mouvement nationaliste corse a longtemps dénoncé la progression des trafics et de la consommation des drogues dans notre société. L”importance et la complexité du problème lui donnent une grande responsabilité politique. La défense des interêts du peuple corse et de sa jeunesse, la préservation de ses valeurs morales, culturelles, sociales, structurant notre société lui imposent de développer des propositions concrêtes et structurées autour de la prévention, l’éducation, la pédagogie, l’explication auprès des jeunes, des familles, des parents. Cette politique doit aller de pair avec leur prise en charge et leur accompagnement par les acteurs sociaux et les soignants.

Les campagnes de prévention-sensibilisation-dénonciation doivent s’insèrer dans un projet de développement économique, social, culturel pour la Corse,  privilégiant l’emploi, la formation et le logement pour tous, et un avenir serein et épanoui sur la terre de Corse pour ses enfants.

CORSICA LIBERA
AIACCIU
20 avril 2017

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