Secteur béni du tout tourisme, argent roi et esclavage …

l y a une légende urbaine qui affirme que les corses n’aiment pas travailler dans les secteurs de l’hôtellerie / restauration, synonymes de postes harassants. Cette légende urbaine affirme également que ces emplois sont généralement pourvus pour des étrangers venus profiter de l’île et se remplir les poches le temps d’une saison.

Quel que soit le profil des personnes occupant ces postes saisonniers, certaines annonces n’en demeurent pas moins scandaleuses et dépourvues d’humanité.

C’est le cas de cette annonce parue il y a moins d’une semaine : le club olympique, complexe touristique calvais est à la recherche d’un employé polyvalent pour la saison estivale. Premier élément qui pourrait être choquant : l’annonce précise que le transport du continent est pris en charge. Au prime abord, l’on pourrait se dire que cet emploi est donc réservé aux français et qu’il exclut de ce fait les corses souhaitant travailler. Cependant, les précisions qui suivent permettent de comprendre qu’aucun corse n’accepterait de travailler dans de telles conditions. Le futur employé ne sera en effet rémunéré que 100 euros par mois. Afin de justifier ce salaire mirobolant, la structure met en avant la prise en charge de l’hébergement, des repas de l’employé et un accès libre aux activités proposées par

l’établissement. Dès lors, il est certain que dans ces conditions salariales dignes de l’esclavage le plus primaire, aucun corse ne souhaite postuler.

Plusieurs questions se posent alors : Comment ce type de structure peuvent-elles impunément proposer des emplois qui n’en sont pas avec des conditions salariales inhumaines, proches de l‘esclavage ?

Comment ces annonces dignes des plus grands négriers peuvent-elles encore être publiées alors qu’il est nécessaire d’échapper au tout-tourisme dévastateur et de construire un modèle de développement touristique beaucoup plus harmonieux pour l’économie de la Corse, pour ses ressources naturelles et pour l’homme ?

Quoi qu’il en soit, summer 2017 in Calvi (semper fidelis) sera placé sous le signe de la plus grande précarité pour certaines personnes tandis que d’autres afficheront en fin de saison des comptes en banque bien garnis et se seront gavées à s’en faire exploser le gosier.

 

Josepha Daria Geronimi

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